JEAN DE LAFONTAINE - Ecrivain

de la Fontaine, je boirai de ton eau – Les deux Rats, le Renard et l’œuf

Qui ne connaît pas les Fables de la Fontaine? Mais saviez-vous qu’il en existe plus de 200? Certaines sont connues de tous, alors que d’autres le sont beaucoup moins. Mais elles sont pour la plupart toujours d’actualités. Chaque semaine, nous vous proposons une réflexion, un regard, sur une des fables de la Fontaine. 

Les deux Rats, le Renard et l’Oeuf

L’Univers est de matière composé, elle aussi amoncellement d’énergie; qu’il en va de soi du plus grand au plus petit. Comment si peu de paramètres peuvent-ils donc autant nous surprendre à chaque tournant? Il y a de quoi être impressionné, souvent même au point de se demander, s’il existe quelque forme d’intelligence outre que celle de l’humain. Après tout, pourquoi pas? La nature est pleine de ces créatures brillantes et de ces phénomènes trop bien ficelés que pour n’être le fruit du hasard absout de toute pensée. 

Les Deux Rats Le Renard et lŒuf de Jean de La Fontaine dans - Illustration de Gustave Doré
Illustration de Gustave Doré

De nos jours, beaucoup d’entre nous ont pu constater de leurs propres yeux que le royaume animal – auquel j’inclue aussi celui des plantes, des champignons et des microbes – regorgeait d’espèces dont les individus nous surprennent sans cesse de leur génie. Se pourrait-il que nous ne soyons pas la seule forme de vie intelligente sur cette planète? Cela ne m’étonnerait guère ni même la possibilité que de tous ces esprits pensants nous constituons, en quelque part, la plus déconnectée. Alors que la perdrix feint la blessure pour éloigner le prédateur de ses petits et que tous les êtres, les rats y compris, s’entraident au nom de la vie; nous frappons sans répit aux portes de la mort en croyant échapper à nos soucis. On en profite au maximum, c’est ainsi.

Le paradis ce n’est pas l’au-delà. Notre Eden nous y sommes déjà. Néanmoins, notre espèce à nous s’empresse jour et nuit de dilapider l’arbre de ses fruits sans se soucier d’en laisser pour autrui. Il est facile de s’abandonner à pareil discours lorsque l’humanité prend de mauvais détours, alors pourquoi ne pas en changer le cours? L’effort n’est pas vain, surtout si nous voulons un demain. Il nous suffit de réaliser que tendre la main à plus d’impact lorsqu’elle est tendue vers son voisin que lorsqu’on la tend vers le ciel. Contemplons toute la vie qui grouille sur cette Terre ainsi que tous ses recoins chargés de secret et de mystère; comptons nous, bien plus que choisi, mais bien chanceux de compter parmi celles et ceux qui ont pu trouver à travers l’immensité, un petit grain de sable mouillé qu’iels peuvent appeler maison.

Extrait marquant

« Qu’on m’aille soutenir après un tel récit, que les bêtes n’ont point d’esprit. »

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