JEAN DE LAFONTAINE - Ecrivain

de la Fontaine, je boirai de ton eau – L’Homme et la Couleuvre

Qui ne connaît pas les Fables de la Fontaine? Mais saviez-vous qu’il en existe plus de 200? Certaines sont connues de tous, alors que d’autres le sont beaucoup moins. Mais elles sont pour la plupart toujours d’actualités. Chaque semaine, nous vous proposons une réflexion, un regard, sur une des fables de la Fontaine.

L’Homme et la Couleuvre

Certaines choses sont mauvaises. C’est évident à nos sens, il ne suffit pour la cause que de nommer le moustique, l’araignée ou le serpent; membres de leurs espèces ont même sur eux tatoué des symbole de mort ou de danger. Quelles autres preuves faudrait-il encore apporter pour que l’humble cour des hommes sachent comment justement la désigner ? Le jugement à rendre étant bien simple; qu’elle rampe ou qu’elle soit venimeuse ou qu’en tout point elle puisse atteindre à la quiétude de l’humain plus qu’elle ne lui fait de bien, alors c’est avec le couteau que la justice saura trancher!

L'Homme-et-La-Couleuvre-de-Jean-de-La-Fontaine-dans-Les-Fables-Illustration-de-Gustave-Dore-1876
Illustration de Gustave Doré

Il n’y a de chose plus terrible que celui qui par le mal croit faire le bien. Le bienfaiteur malade de sa bipédie, sur deux pattes le poid n’est pas réparti, il se transfert, fait de son marcheur une dichotomie. C’est tantôt une jambe qui porte la charge puis l’autre mais jamais il n’avance sans perdre pied; et si par mégarde ou malchance  un obstacle se dresse pour qu’il en perde l’équilibre, la pauvre n’a de point d’appui, c’est de la folie. C’est sûrement dû à cette ironie que les humains se méprennent à danser sans même savoir sur quel pied, les as du dérapage contrôlé.

S’il y a conflit, c’est sûrement que l’autre à tort. Enfin, qui ne se raconte pas cela lorsque surgit un tracas? Combien d’entre nous cherche par tous les moyens une approbation qui jamais ne vient ? Nous voulons tous être le héros de l’histoire, mais un conte avec un seul personnage finit par trouver l’antagoniste en son protagoniste.  Et s’Il n’était pas si grave de faire fausse route tant que l’on peut toujours changer de cap; serions-nous moins enclins à foncer vers le naufrage?

L’humain avance sur deux pattes – l’une le cœur et l’autre la raison – le condamnant d’avoir toujours besoin d’un autre parti sur lequel il pourra s’appuyer, mais de ses jambes ou de son shillelagh, c’est de ce dernier dont nous nous départissons à chaque fois. Les vieilles habitudes et ces anciennes manières de pensées, elles nous suivent car nous les traînons avec nous apeuré à l’idée qu’une partie de nous puissent avoir besoin d’être ajustée. Je conçois que plusieurs préféreraient ne jamais se tromper ou faire de faux pas; pourtant nous disons tous aimer apprendre. Le premier pas c’est toujours l’acceptation; celle que nous ne sommes pas parfait. 

Extrait marquant

« Faisons taire cet ennuyeux déclamateur ; il cherche de grands mots et vient ici se faire, au lieu d’arbitre, accusateur. Je le récuse aussi. »

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