JEAN DE LAFONTAINE - Ecrivain

de la Fontaine, je boirai de ton eau – Le Songe d’un habitant du Mogol

Qui ne connaît pas les Fables de la Fontaine? Mais saviez-vous qu’il en existe plus de 200? Certaines sont connues de tous, alors que d’autres le sont beaucoup moins. Mais elles sont pour la plupart toujours d’actualités. Chaque semaine, nous vous proposons une réflexion, un regard, sur une des fables de la Fontaine. 

Le Songe d’un habitant du Mogol

Il nous faut savoir comment trouver le sommeil,car ce n’est qu’à travers cela que se reconstruit notre être. Le principe est semblable aux appareils électroniques que nous utilisons quotidiennement; pour bien faire la mise à jour, il faut prendre le temps de redémarrer son ordinateur. Nous, nous ne sommes que l’utilisateur à qui le corps est attitré afin d’évoluer, d’œuvrer et essayer d’améliorer la société pour pleinement en profiter. Les rêves constituent une part importante de notre psyché, ils sont la preuve que notre cerveau emmagasine, gère et interprète des quantités astronomiques d’informations qui, au bout du compte, composent notre compréhension du monde. 

Le-Songe-dUn-Habitant-Du-Mogol-de-Jean-de-La-Fontaine-dans-Les-Fables-Illustration-de-Gustave-Dore-1876
Illustration de Gustave Doré

Pourtant, nous ne sommes pas l’amoncellement de nos expériences, mais bien une entité unique qui vit son passage ici-bas indépendamment des souvenirs et des mémoires qu’elle contient. L’unicité de ce que nous expérimentons ne lie pas obligatoirement à l’enveloppe charnelle qu’on nous à livrer, mais aussi à qui tient les commandes. Ce qui nous échappe ce n’est pas notre esprit, mais bien la connexion, le lien entre notre esprit et le monde. À chaque jour, la chance sourit à qui veut bien la prendre d’en apprendre un peu plus pour mieux savoir se déconstruire et se reconstituer. Ensuite, qu’on lui permette un peu de rêver ; la vie est un casse-tête sur lequel on ne passe pas assez de temps.  

Finalement, à qui reviennent tous les hommages ; qui suivent vraiment le pointage ? Pourquoi sommes-nous ici ? Qu’attend-t-on de nous ? J’embrasse la possibilité que notre passage à tous ne laisse pas un sillon profond dans la mémoire collective, mais également que cela ne soit pas gage de notre valeur réelle. J’accepte que d’agencer les morceaux du casse-tête prendra peut-être trop longtemps pour une seule personne ou une seule vie. Les phénomènes qui nous ont permis de s’incarner en ce monde ne demandent pas que nous obtenions richesses et trophées, gloire et volupté. 

Extrait marquant

« Que si je ne suis né pour de si grands projets, du moins que les ruisseaux m’offrent de doux objets ! »

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