Une première pour le Gala Prix des libraires du Québec 2026
Créé en 1994, le Prix des libraires du Québec met en valeur des œuvres choisies par des libraires à travers la province, rappelant leur rôle essentiel dans la découverte et la diffusion de la littérature.
Enivrer de livre
Le 28 avril 2026, le Gala du Prix des libraires du Québec 2026 s’est tenu au Théâtre Paradoxe, marquant une édition particulière où les volets adulte et jeunesse étaient réunis pour la première fois. Animée par Audrey Martel, la soirée a rassemblé les principaux acteurs du milieu du livre dans une ambiance festive, soulignant le rôle central des libraires dans la promotion de la littérature.
Comme chaque année, la soirée a aussi permis de remercier l’engagement exceptionnel des libraires. Le Prix d’excellence de l’Association des libraires du Québec a été remis à Mike C. Vienneau, reconnu pour ses trente années de contribution au rayonnement du livre et de la lecture au Québec. Merci à vous, Monsieur Vienneau, pour garder l’art littéraire vivant.
Pour tous les goûts
Du côté jeunesse, plusieurs œuvres marquantes ont été récompensées. Jean-François Sénéchal et Simone Rea ont remporté le prix de l’album illustré Québec avec Je n’aurai plus peur, tandis que Charlie Mackesy a été primé hors Québec pour Pour toujours : l’enfant, la taupe, le renard, le cheval et la tempête. En littérature jeunesse, Andrée Poulin et Caroline Lavergne se sont distinguées avec Comment sauver des chevaux sauvages, alors que Yeonju Choi a été récompensée pour L’étoile de Mo. Chez les adolescents, Maude Nepveu-Villeneuve a remporté le prix pour Les différences invisibles, et Kate Pearsall pour Dans la forêt profonde.

Dans les catégories adultes, Maude Jarry a été primée pour son roman La mère des larves, tandis que Adèle Yon a reçu le prix hors Québec pour Mon vrai nom est Elisabeth. L’essai Devenir fasciste de Mark Fortier a également été distingué, tout comme le recueil de poésie Uashtenamu | Allumer quelque chose de Marie-Andrée Gill. En bande dessinée, Jimmy Suzan a remporté le prix Québec avec Migrasyon, et Mathieu Bablet le prix hors Québec pour Silent Jenny.
Loin d’une olympiade
C’est bien dommage, mais pour participer au Prix des libraires du Québec, le processus ne s’adresse pas directement au grand public, mais aux professionnels du livre. Désolé cher lectorat. Les ouvrages sont d’abord soumis par les maisons d’édition, puis lus et évalués par des comités de libraires membres de l’Association des libraires du Québec. Après une sélection de finalistes, l’ensemble des libraires participants vote pour déterminer les lauréats. Ainsi, la participation passe principalement par l’implication dans le réseau des librairies accréditées, que ce soit en tant que libraire, éditeur ou acteur reconnu de la chaîne du livre.
Cependant pour les mordus d’écriture au Québec, les concours ouverts au grand public existent, mais ils sont moins visibles que les prix professionnels. Ils prennent surtout la forme de concours d’écriture où l’inscription est directe, sans passer par une maison d’édition. Les bibliothèques publiques jouent notamment un rôle central dans la promotion de ces événements et plusieurs d’entre elles — notamment à Montréal et dans d’autres villes du Québec — organisent régulièrement des concours de nouvelles ou de poésie. De plus, Radio-Canada propose par exemple des initiatives nationales — portées par des organismes culturels et médias — à des appels de textes en fiction et en poésie ouverts à toute la population canadienne. D’autres organismes comme les festivals littéraires (ex. événements de la relève ou salons du livre) organisent ponctuellement des concours d’écriture courts, souvent liés à un thème ou à un genre précis. Gardez l’œil ouvert et parfois hors des pages de vos livres!



Laisser un commentaire