de la Fontaine, je boirai de ton eau – À Monseigneur le duc de Bourgogne
Qui ne connaît pas les Fables de la Fontaine? Mais saviez-vous qu’il en existe plus de 200? Certaines sont connues de tous, alors que d’autres le sont beaucoup moins. Mais elles sont pour la plupart toujours d’actualités. Chaque semaine, nous vous proposons une réflexion, un regard, sur une des fables de la Fontaine.
À Monseigneur le duc de Bourgogne
Y a-t-il meilleur enseignant que l’expérience elle-même? Je ne saurais dire, puisque moi-même je suis toujours au poste d’élève, donc d’expérience, je crois ne pas en avoir assez encore. J’avouerai que l’envie de propager sagesse et capacité de raisonnement m’envahit à chaque instant, mais comment m’y prendre est la question que me paralyse souvent. Tout comme celui qui a écrit ces fables-ci qui servent à mes pensées de guide et d’appui; je songe sans relâche aux manières les plus claires pour y parvenir.

Ce problème, je crois ne pas être le seul à l’avoir, de cette difficulté de s’expliquer clairement sur certaines choses qui mériteraient qu’on prenne notre temps; ce temps qui trop souvent nous manque. Il n’eut pas que La Fontaine pour m’inspirer, justement, plusieurs contes et légendes contribuèrent à m’initier aux tumultes de la vie; et pas que des histoires. L’existence est un professeur qui distribue son savoir de bien des façons et l’intensité de ses cours varient d’un apprenti à l’autre. Injustice, peut-être, toutefois là aussi il y a sans doute l’une de ses leçons à retenir.
Avec le temps, les récits qui racontent notre passage ici bas se multiplient. Quelle histoire faudrait-il raconter de nous qui sache résumer notre être en entier? Vous y pensez peut-être déjà, et sans doute constatez-vous par le fait que nous sommes plus qu’un livre, mais bien une bibliothèque regorgeant de nouvelles en tout genre. Plusieurs d’entre elles ne semblent partager rien de bien particulier, car la trame narrative de nos vies se compose au rythme qu’elle se joue. La mélodie de cette dernière n’est donc pas toujours harmonieuse dans ses tons et ses styles.
C’est donc sûrement pour cela qu’Il faut savoir apprécier ce que nature nous donne à contempler, car chaque regard de notre part sur le monde en est un auparavant jamais expérimenté. Nous avons tous quelque chose à apprendre de soi et des gens et inversement. N’a de valeur que ce qu’on décide d’écouter, de même va la connaissance.
Extrait marquant
« Pour plaire au jeune prince à qui la Renommée destine un temple à mes écrits, comment composerai-je une fable nommée Le Chat et la Souris?»



Laisser un commentaire